Le stress au travail est un facteur de risque pour la dépression

Le stress au travail est un facteur de risque pour la dépression

Les personnes qui ont un emploi stressant courent deux fois plus de risques de développer une dépression ou de l’anxiété graves que les autres dans des professions moins stressantes, a rapporté The Independent. Le lien entre les taux croissants de dépression et les taux de stress au travail signifie que «un cas de dépression ou d’anxiété sur 20 est attribuable chaque année à un stress élevé au travail», déclarait-il le 2 août 2007.

Les chefs d’entreprise et les travailleurs de la construction, les rapports sur le papier et les emplois les moins stressants sont notamment ceux qui s’occupent des enfants à la maison, «où il n’y a pas de délais à respecter, une plus grande flexibilité et aucune crainte d’échec public». Les chercheurs expliquent que « la pression du temps est la cause la plus importante du stress et de la maladie à laquelle elle conduit », a indiqué le journal.

La recherche soutient le lien intuitif entre le stress au travail et la santé mentale des jeunes adultes qui travaillent.

D’où vient l’histoire?

La recherche a été réalisée par Maria Melchior et ses collègues de l’Institute of Psychiatry, Kings College London. D’autres institutions aux États-Unis, en France et en Nouvelle-Zélande étaient également impliquées. Il a été soutenu par des universités, des instituts de recherche ou des conseils de recherche dans tous ces pays et a été publié dans la revue, Psychological Medicine.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

Ceci est une analyse des données d’une étude de cohorte réalisée à Dunedin, en Nouvelle-Zélande. Dans cette étude, 1037 bébés (92% de la population) nés entre avril 1972 et mars 1973 ont été enrôlés et il y a eu 11 visites de suivi. Cette étude a examiné les données de leurs visites à l’âge de 32 ans. Parmi les participants d’origine, 1 015 étaient toujours en vie et 972 (96% d’entre eux) ont terminé l’évaluation.

Les participants ont reçu un questionnaire qui posait des questions sur les exigences psychologiques et physiques de leur travail, leur liberté de prendre des décisions au travail, ainsi que le soutien qu’ils reçoivent au travail de leurs collègues.

Au cours de la même visite, les participants ont été évalués pour tout trouble psychiatrique à l’aide d’une entrevue validée, par un intervieweur qui n’était pas au courant des autres scores. Les participants étaient considérés comme ayant un nouveau diagnostic de dépression ou de trouble anxieux s’ils répondaient aux critères diagnostiques au moment de l’entrevue, et n’avaient aucun diagnostic ou traitement médicamenteux ou hospitalier antérieur.

Des méthodes mathématiques ont été utilisées pour s’ajuster aux autres facteurs contributifs potentiels tels que le statut socio-économique ou les attitudes négatives du participant lors de la réalisation des interviews.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les résultats ont montré que les participants exposés à des exigences psychologiques élevées avaient deux fois plus de risques de développer un trouble dépressif majeur ou un trouble anxieux généralisé que ceux qui avaient peu de travail.

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs ont conclu que le stress au travail semble mener à la dépression et à l’anxiété chez des volontaires auparavant en bonne santé, et que réduire le stress au travail ou aider les travailleurs à composer avec le stress pourrait prévenir l’apparition d’une dépression cliniquement significative torticolis et mal de nuque.

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette étude bien menée fournit des données à long terme sans les problèmes qui peuvent survenir en raison d’une sélection non représentative des participants, car toutes les personnes nées dans une année donnée étaient inscrites. Il semble confirmer que le stress au travail est un facteur de développement de la dépression ou de l’anxiété. Il y a quelques limites, que les auteurs reconnaissent:

Les questionnaires sur le stress au travail et les entrevues sur la santé mentale ont été réalisés en même temps. Bien que les chercheurs menant chaque entrevue distincte ne connaissaient pas le score de l’autre, la façon dont un individu a répondu à une série de questions peut avoir été affectée par leurs réponses à l’autre. La dépression peut avoir influé sur l’évaluation des caractéristiques du travail des participants ou les rendre moins susceptibles de rappeler les détails avec précision.

Les schémas de travail ou la culture peuvent être subtilement différents dans une population néo-zélandaise par rapport à d’autres pays; cela peut limiter la façon dont les résultats de cette étude peuvent être appliqués à travers le monde.

Les aspects positifs d’une étude observationnelle de ce genre sont le gradient de risque démontré. Des risques accrus ont été démontrés chez les personnes qui occupaient les postes les plus exigeants psychologiquement. Cet effet et les ajustements apportés par les chercheurs pour d’autres influences telles que le statut socio-économique, permettent d’avoir plus confiance que ce n’est pas une simple découverte fortuite.